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12-09-2005
Aujourd’hui c’est mon anniversaire. Pas encore un quart de siècle, donc je devrai me réjouir de grapiller un an sur ma courte existence. Oui mais aujourd'hui c’est dimanche, et je hais le dimanche. Je ne saurai dire pourquoi mais je l’ai toujours associé à la pluie que l’on regarde tomber le nez à la fenetre en écoutant un horrible morceau d’accordéon. Le seul choix cornélien qu’il me resterait à ce moment là est celui de la corde ou du gaz. Qu’y a t-il de pire qu’un dimanche pluvieux, un dimanche de début septembre où l'on constate que la rentrée est bien là, qu'il va bientôt falloir ressortir les cols roulés, se contenter de huit heures de soleil par jour ? Nostalgie quand tu nous tient ! Hier la maison riait, chantait, dansait … tout le monde réuni pour m’aider à sauter le pas, pour me voir souffler mes bougies. Seul le silence semble présent désormais. Je ne suis portant pas seule, une autre âme vit là à quelques mètres, mais la solitude est intérieure. Qui ne s'est jamais senti éperduement seul au milieu d'une foule? Un peu de sommeil en retard, un peu peur de débuter une nouvelle vie, quelques attentes non comblées… et le blues se pointe. J’en arrive à penser que je ne suis peut être pas si heureuse que je veux bien croire, que si j’avais quelqu'un pour partager un pan de ma vie je serai pas là scotchée devant cet écran à cette heure… Surtout ne pas regarder par la fenetre, ça pourrait être fatal… Et puis entendre le rire d’Alice de l’autre côté, me rappeler qu’une paire d’oreilles est là, au bout du couloir pour m’écouter, me raisonner, me changer les idées. Alors je comprends. Je comprends que si une dizaine de personnes n'arrivent pas à faire s'envoler ce petit spleen, une seule mais la bonne en est capable. Il suffit de la trouver.
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