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11-09-2005
Et bien non, je n’ai pas eu besoin de me manifester. Ce lundi soir alors que je me détendais devant une émission débile, essayant d’oublier que je venais de vomir, j’ai reçu un message. Sur le moment, je me dit que ce devait être ma mère. Au lieu de ça, c'est son nom qui s'affiche. Je presse sur le bouton « ok » alors que mon cœur s’emballe. En quelques lignes il vient de mettre fin à toutes mes espérances. Il ne veut pas construire quelque chose, que ce soit avec moi ou une autre ; je ne dois rien attendre même à long terme. En deux secondes, le temps de lire ses deux phrases, je vois tout s’anéantir. Oui, tout : cette ambiguïté, cette complicité. Aujourd’hui il renie tout ça, il semble l’oublier. Ses mots sont durs. On pourrait croire qu’il m’en veut. Bizarrement au lieu de m’effondrer je me sens énervée. Enervée contre lui, contre cette non-logique, sa contradiction, cette absurdité. Avec elle, il est tenté ; sans elle, il me fuit. Je ne comprends pas, et en même temps contre toute attente alors que depuis des semaines je rêve de dormir contre lui, de le prendre dans mes bras, j’accepte. Je crois que je me fais une raison : ils sont tous barrés ces mecs. Je ne pleure pas, je me contente de lui répondre sur un ton froid et indifférent. Maigre consolation. Je ne laisse paraître aucune désillusion, comme si cela m’était égal. En réalité je suis anéantie. On peut donc tout balayer en quelques mots ?
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