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11-09-2005
6h39, mon téléphone m’avertit que ma mère a reçu mon message. Ca me fait une belle jambe. Je me rendors. Je me sens bizarre. J’ai rêvé que j’avais accepté de dormir chez lui. Du coup je ne sais plus trop où je suis. Mais ce rêve me plait, j’y retourne. 6h50, nouveau bip. Il a eu mon texto. C’est encore trop tôt pour me lever. Je fini par émerger deux heures plus tard avec une drôle d’impression. Je sais que j’ai rêvé mais c’était tellement réel. Je m’étais couchée dans son lit, lui dans une autre chambre. Je me suis vue faire la moue à l’idée de dormir sans lui. Je me suis vue regarder ma montre quand il est rentré dans la chambre prétextant m’apporter une couverture ; il était 2h20 du matin. Je me suis entendue lui dire de rester avec moi. C’était trop précis pour n’être qu’un rêve… Et pourtant… Un début de journée qui s’annonce donc perturbant. J’ai l’estomac encore plus noué que d’habitude. Et puis sa réponse à l’heure du déjeuner qui m’arrache le cœur. Lui aussi est bien avec moi (j’ai noté le point d’exclamation que je prends comme un signe positif), mais je lui rappelle l’Autre, et il lui faut oublier ça. Je me pends tout de suite ? J’ai ma mère au téléphone, et je lui déballe tout. Ce n’est pas courant mais j’ai besoin de parler et la miss n’arrive que cet après midi. En (bonne ?) juriste je lui fait un bref rappel des faits, et je commence le récit. Je lui raconte mon ventre noué, mon cœur qui bat trop vite, mon envie de pleurer, le vide qui m’habite quand je ne suis pas près de lui… Et ce qui n’est pas courant non plus, elle m’écoute, elle réagit, elle donne son avis. Le verdict est sans appel, il paraît que je suis amoureuse. C’est donc maintenant que je dois me pendre. Un petit coup de Cat Stevens sur le chemin du retour devrait finir de m’achever. Je suis complètement perdue. Je bous intérieurement ; un curieux mélange que je ne saurais pas définir. Rassurée de savoir qu’il est bien avec moi, déçue de n’avoir passé la nuit dans ses bras qu’en rêve, désespérée de cette situation apparemment sans issue. Il part ce soir jusqu’à dimanche. Laissons-le se changer les idées loin de Paris.
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