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Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article... 1er juillet 2005
11-09-2005
 
Minuit et demi, impossible de trouver le sommeil ; comme tous les soirs depuis des mois en fait. Pourtant je n’ai passé que cinq heures dans les bras de Morphée. Couchée à 4h dans un état de non fatigue déconcertant, j’ai tourné une bonne heure dans le lit, aux côtés de la miss qui effectivement ronfle quelque peu et grince des dents – ce qui est beaucoup plus impressionnant que gênant finalement.
 
J’ai dû m’endormir assez tard, et me suis réveillée comme d’habitude sur les coups de 9h30. La fatigue se fait ressentir très vite. Une flemme incroyable m’envahit. Mettre un pied devant l’autre me semble une épreuve insurmontable. Je suis sortie une heure hier après midi, par obligation et j’ai eu le sentiment de gravir une montagne. Je me traîne, je me sens lasse. La sieste est devenue quasi institutionnelle. Alors forcément à la nuit tombée mes yeux ne veulent plus se fermer.
 
Assise dans mon lit la télécommande en main, je recherche désespérément de quoi me passionner, me tenir en haleine. J’ai vécu pendant six mois avec une seule chaîne de télé, ignorant totalement ce qui passait sur les autres. Je pensais, très naïvement je l’avoue, que revenir à six chaînes m’offrirait un semblant de choix. Au lieu de ça, je constate tristement ce que le CSA veut bien nous mettre sous la dent : un consternant plateau de trois invités pseudo-vedettes (il semblerait que vanter les mérites du gouda dans une réclame ouvre des portes) assistant sans même feindre l’enthousiasme à un insipide bêtisier de la télé ; une énième rediffusion d’un « classique » de Depardieu époque cheveux longs et gras, la mise en scène d’un jury soit disant professionnel chargé d’apprendre à une dizaine d’adolescentes anorexiques le métier de top model… Je n’ai que l’embarras du choix ! Phénomène « programmation estivale » ou pas, c’est assez navrant.
 
J’attends patiemment la deuxième partie de soirée puisque mon corps ne sombre toujours pas malgré l’ennui. Deuxième échec : seule l’imminente délibération du CIO semble passionner les foules. Une masse de visages connus ou inconnus se battant pour la candidature de Paris défilent sur le petit écran. Leur discours est banalement identique, conventionnel, politiquement correct. Je me lasse, je soupire, je change de canal. Arte aussi s’y met. Mais au moins elle a l’honnêteté de nous présenter quelques opposants. Paris a-t-elle réellement besoin de nouveaux équipements sportifs ? Ne serait-il pas plus utile de développer des infrastructures de transports dans des pays qui en manquent ? J’applaudis des deux mains, et même des pieds si je pouvais. A une heure du matin je n’ai toujours pas trouvé mon bonheur.
 
Je me réfugie alors devant mon ordinateur armée de mes biscottes tartinées de yaourt et de mon paquet de clopes. Ecrire… Ecrire pour y voir plus clair, pour poser noir sur blanc ce qui trotte dans ma tête, ce qui m’empêche d’être sereine. A 1h45 je me sens nauséeuse (trop de yaourt sans doute) mais toujours pas fatiguée. Je tourne en rond...
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