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10-03-2006

Je vais abandonner un peu ce blog, quelques temps en tout cas, pour me consacrer à un nouveau qui a pour thème la photo et s'intitule Au hasard des rues.

 

J'espère vous retrouver là bas...

 

à très vite

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03-03-2006

Dernier jour de séminaire. Plus les jours de la semaine avancent plus le réveil est difficile. La première image qui me vient ce matin c’est l’affiche qui se trouve au bureau, dans la salle fumeur. Deux rangées de cinq vaches l’une au dessus de l’autre, chaque mammifère d’une ligne correspondant à un jour de la semaine. Sur la première les bestiaux sont dans les choux le lundi pour finir souriant et gambadant le vendredi : on peut y lire « le personnel de vingt ans ». Inversement sur la seconde, démarrage sur les chapeaux de roues, pour terminer sur les rotules : ce sont « les plus de quarante ans ». Je me sens le double de mon âge aujourd’hui !

 

Il est vrai que je me lève tôt, mais surtout cette formation demande beaucoup d’investissement personnel. Pas nécessairement en travail pur (personne n’est obligé comme moi de faire du zèle pour se coller quelques responsabilités sur le dos) mais essentiellement en écoute, et en échange. C’est réellement passionnant, terriblement enrichissant. Chaque jour je me dit que j'ai fait le bon choix en désirant exercer ce métier.

 

Je retourne au boulot dès lundi, mais j’attends la prochaine session avec impatience… dans trois semaines !

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19-02-2006

 

Dans deux heures, mes parents seront en double file devant mon immeuble et attendront que je descende. Nous allons déjeuner avec mes grands parents, pour l’anniversaire de l’un d’entre eux. L’occasion pour nous de bien manger au frais de la princesse, et pour eux de se dédouaner en nous invitant au restaurant. Voilà à quoi se résument nos relations.

 

Mon grand père ne sera là qu’en apparence, en réalité il sera plongé dans son monde, dans ses pensées, dans son sommeil très rapidement. J’ai de la peine de le voir vieillir un peu plus chaque année. La première fois qu’il m’a confondu avec ma mère, j’ai eu un choc. Je l’ai longtemps critiqué mais finalement c’est lui qui a du cœur. Il a pleuré quand j’ai eu mon bac, il se réjouit trois jours à l’avance quand on doit lui rendre visite. Quant à ma grand-mère elle va nous parler du chien de la voisine, des histoires du village, du prix de tout de ce que contient son frigo et me dire que j’ai maigri. Ma mère et moi allons faire semblant d’écouter et ne parlerons qu’entre nous. Mon père, le gendre pourtant, est le plus compréhensif de nous trois. Il va se forcer à participer à cette conversation insipide « parce que cela leur fait plaisir et que ça distrait ta grand-mère ».

 

Je n’arrive plus à faire semblant. Je ne supporte pas l’air condescendant de ma grand-mère qui pense que parce qu’elle nous aide encore financièrement on se doit de la brosser dans le sens du poil. Ses réflexions lancées l’air de rien par courrier et son ton mielleux devant mes parents me font bondir. Mais là j’ai une grande nouvelle à lui annoncer : j’ai du travail, un salaire qui va tomber chaque mois, je n’ai plus besoin de son aide, elle va pouvoir garder ses petits sous rien que pour elle. J’ai hâte de voir ça !

 

Allez, on les voit deux fois par an, je prends sur moi et je me dit que ce n’est qu’un mauvais moment à passer…

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18-02-2006

Première semaine de boulot riche en informations à intégrer. Le week-end prend enfin sa vraie signification : deux jours pour se déconnecter, s’occuper de tout ce qui peut attendre le reste du temps. Je me rends vraiment compte que ça file vite, et je commence seulement à réaliser qu’il me manque.

Si le prologue a pris fin, le reste de l’histoire aussi. Retour six jours en arrière, un rendez-vous pour se parler, s’expliquer. Pour l’écouter s’expliquer plus exactement… Deux semaines impeccables, de nombreuses nuits passées ensemble, des heures au téléphone, des paroles franches et sincères, une envie partagée de construire quelque chose. Du jour au lendemain, il prend peur. Deux semaines de silence, d’inquiétude, d’angoisse mais surtout d’incompréhension de ma part. J’ai dû batailler ferme pour obtenir une entrevue qui me permettrait d’y voir plus clair dans son jeu ; la communication n’étant pas son fort. Le résultat aura été une heure et demie de contradiction permanente : tout va trop vite et il ne veut pas qu’une fille s’attache à lui en ce moment, mais n’a pas non plus envie d’être seul ; il sait ce qu’il veut mais ce n’est pas clair dans sa tête pour autant ; il ne faut pas que je sois triste mais c’est lui qui pleure ; il vaut mieux qu’on arrête mais il a envie de m’embrasser et plus si affinité (et affinité il y a eu)… Comment comprendre quelque chose là dedans ? Pour moi c’est bel et bien terminé, je ne veux rien attendre rien de lui.

J’ai donc été assez étonnée d’avoir un appel de lui aujourd’hui « pour savoir comment s’était passé ma première semaine » de femme active. C’est très gentil mais… pourquoi ? Qu’est ce que cela veut dire ? Il sait pourtant qu’être son amie ne m’intéresse pas. Tout ce que je comprends c’est que les garçons actuellement ne savent pas ce qu’ils veulent. Mais les garçons en général cela m’est égal, que veut celui-là ? C’est là la vraie question...

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